La Carte des conséquences
Pourquoi le StemWijzer ne vous dira jamais ce pour quoi vous votez réellement — et ce qui doit le remplacer
Jacobus van Merksteijn · Malte, juin 2026
Quatre millions de Néerlandais remplissent une aide au vote numérique à chaque élection. Ils pensent que cet outil les aide à choisir. Il fait autre chose. Il cache ce pour quoi ils choisissent.
Lorsque vous avez répondu à trente affirmations sur StemWijzer, on vous montre quel parti « vous correspond le mieux ». Ce que vous ne voyez pas, c'est ce que ce parti a fait ces dernières années avec votre patrimoine, votre retraite, votre facture d'énergie ou votre sécurité. Pas un mot sur l'exit-tax qui poursuit votre participation substantielle jusqu'à la tombe. Pas un mot sur la taxe sur le rendement réel qui prélève chaque année sur votre épargne. Pas un mot sur les coupes dans les retraites qui vous attendent quand la base productive se sera évaporée.
Vous recevez une recommandation. Pas une notice d'information.
Cela doit changer. Cet article explique pourquoi, et ce qui doit prendre la place.
Ce que fait réellement StemWijzer
Commençons par ce qu'est StemWijzer, sans polémique. L'outil est géré depuis 1998 par ProDemos, une fondation qui se présente comme indépendante et neutre. À chaque élection, un comité de rédaction choisit trente affirmations parmi des centaines de possibles. On demande aux partis politiques d'indiquer « d'accord », « pas d'accord » ou « sans opinion » pour chaque affirmation, avec une courte justification. L'utilisateur répond aux mêmes trente affirmations. Un algorithme rapproche ses réponses de celles des partis et présente une recommandation.
Cela semble raisonnable. Quatre millions de Néerlandais le pensent. Quatre millions de Néerlandais se trompent, et l'erreur se situe à quatre endroits.
Première erreur — les affirmations choisissent le cadre
Celui qui formule les affirmations détermine le sujet du débat. Ce qui ne figure pas dans les trente n'existe pas pour l'utilisateur moyen en tant que question politique.
Cherchez dans StemWijzer 2023 ou 2025 des affirmations sur l'exit-tax sur votre participation substantielle. Sur l'imposition conservatoire qui reste indéfiniment en vigueur. Sur l'équivalent de la Wegzugsteuer que Bruxelles veut instaurer pour toute l'Union. Sur la directive CARF qui partage automatiquement tous vos comptes depuis janvier 2026 avec 76 juridictions. Pas un mot. L'architecture du pillage européen qui touche chaque année des centaines de milliers d'entrepreneurs et des millions de salariés indirectement n'apparaît pas dans l'outil que treize millions de Néerlandais utilisent pour déterminer leur vote.
À la place : des affirmations sur des sujets symboliques qui ont été abordés dans les talk-shows. Si les hommes doivent prendre un congé parental plus long. Si la prime d'assurance maladie doit augmenter. Si l'école peut commencer plus tard. Rien d'insignifiant, mais rien de fondamental. Les sujets qui vous touchent vraiment — pourquoi l'usine de Roermond a fermé, pourquoi votre fils part au Texas, pourquoi votre retraite sera vingt pour cent moindre — ne s'y trouvent pas.
Deuxième erreur — les affirmations sont cadrées moralement
Une affirmation typique de StemWijzer : « Les cinq pour cent les plus riches doivent payer plus d'impôts pour maintenir les soins abordables. »
Cela semble neutre. Ce ne l'est pas. L'affirmation présuppose quatre choses, toutes quatre discutables : que les soins dans leur forme actuelle doivent rester abordables, qu'une taxation supplémentaire est la solution pour cela, que les cinq pour cent les plus riches ne paient pas une part suffisante, et que « les riches » est un groupe fixe et identifiable. Une affirmation qui cache ces quatre hypothèses oblige chaque parti à prendre position dans ce cadre — et non en dehors.
Essayez donc une affirmation comme : « L'État-providence tel que nous le connaissons est structurellement inabordable ; nous devons choisir entre produire davantage ou redistribuer moins. » Cette affirmation ne figure jamais dans StemWijzer. Elle est jugée « trop idéologique ». Mais la précédente — sur les cinq pour cent les plus riches — manifestement pas. Le cadre lui-même est devenu invisible, et ce qui est invisible n'est jamais remis en question.
Troisième erreur — les partis se positionnent eux-mêmes
ProDemos demande à chaque parti d'indiquer « d'accord » ou « pas d'accord » pour chaque affirmation, avec une courte justification. Les partis savent que StemWijzer a treize millions d'utilisateurs. Ils formulent donc leur réponse de façon à séduire leur électorat le plus large — non pour décrire honnêtement leur position.
Un parti qui va en réalité augmenter la box 3 peut simplement répondre « pas d'accord » à une affirmation sur la taxe sur la fortune, parce que l'affirmation est suffisamment étroite pour permettre cette échappatoire. Marketing politique au lieu de réalité politique. L'utilisateur lit « pas d'accord » et pense que son patrimoine est en sécurité. Trois ans plus tard, il paie 5 400 euros supplémentaires par an.
Quatrième erreur — le résultat crée une illusion de rationalité
Lorsque StemWijzer dit en fin de compte « vous correspondez le mieux au parti X », l'utilisateur pense que c'est le résultat objectif d'un algorithme neutre. Ce ne l'est pas. C'est le résultat de trente affirmations présélectionnées, trente cadrages préformulés, et trente réponses de partis données à l'avance — les trois manipulés par des parties intéressées.
L'utilisateur se sent éclairé. Il pense : maintenant je sais pour qui voter. En réalité, il a laissé son vote être déterminé par trois parties ayant un intérêt dans le résultat : la rédaction de ProDemos (qui a choisi le cadre), les partis politiques (qui ont formulé leur position aussi favorablement que possible), et — plus fondamentalement — tout l'establishment de l'État-providence européen qui n'est remis en question dans aucun StemWijzer.
Comment StemWijzer renforce le pillage
Voici le point plus profond, absent de toute analyse médiatique. StemWijzer n'est pas seulement imparfait. Il renforce le pillage que j'ai décrit dans les six parties du « Grand Pillage », de trois façons.
Un — il normalise le cadre existant
En faisant défiler chaque année les mêmes trente sujets — soins, éducation, climat, migration, écart de revenus — le débat politique est implicitement limité à ces sujets. Tout ce qui tombe hors de la sélection tombe hors du processus de choix électoral.
C'est ainsi que la crise de productivité, l'exode industriel, l'encerclement fiscal et la crise des retraites n'apparaissent dans aucun StemWijzer récent. Treize millions de Néerlandais votent sur la base d'un agenda qui cache la vraie crise. Et les partis sont progressivement entraînés à ne plus penser qu'à l'intérieur de cet agenda, parce que tout ce qui en sort n'est plus électoralement visible.
Deux — il impose un cadrage moral
Presque chaque affirmation de StemWijzer est formulée moralement, pas factuellement. « Les riches doivent-ils payer davantage ? » Moral. « Le salaire minimum doit-il augmenter ? » Moral. « Les soins doivent-ils être plus accessibles ? » Moral. Chaque cadre présuppose une bonne réponse et une mauvaise réponse. Un parti qui vote « contre » se positionne moralement mal.
C'est ainsi que tous les partis glissent progressivement vers le « bien » moral — ce qui revient en pratique à piller davantage. L'électeur CDA de 2017 vote en 2027 pour un CDA beaucoup plus penché à gauche. Non parce que le CDA a consciemment changé, mais parce qu'il est invité chaque année dans StemWijzer et dans les talk-shows à prendre des positions morales qu'il ne peut refuser sans passer pour asocial. Le cadre tire chaque parti vers la gauche.
Trois — il cache les conséquences
StemWijzer ne montre jamais ce que signifie sa recommandation. Quand l'outil dit à quatre millions de Néerlandais « votez GroenLinks-PvdA » ou « votez D66 », on ne montre jamais ce que ce vote signifie après quatre ans pour l'exit-tax, l'âge de la retraite, le prix de l'électricité, l'exode productif. Le lien entre le vote et ses conséquences est rompu. L'utilisateur reçoit une recommandation sans conséquence.
En ce sens, StemWijzer fait ce que fait la publicité : il vend le produit sans montrer la notice d'information. Une publicité pour un médicament qui ne dit rien sur les effets secondaires est interdite aux Pays-Bas. Une recommandation politique qui ne dit rien sur les conséquences pour l'électeur est permise. Mieux — elle est recommandée par le gouvernement, financée par le ministère de l'Intérieur, et enseignée dans chaque salle de classe comme un outil démocratique.
Ce qui doit prendre la place
StemWijzer part de l'identité : quel parti correspond à qui vous êtes ? Il interroge vos opinions, les projette sur le paysage politique, et dit : vous correspondez le mieux au parti X.
Ce qui doit prendre la place part de la conséquence : quel résultat obtenez-vous si vous votez ? Pas une projection d'opinions, mais une projection de conséquences. Ce n'est pas votre identité qui est reflétée, mais le résultat concret de votre vote dans le monde réel dans quatre ans.
Ce n'est pas une amélioration de StemWijzer. C'est un instrument fondamentalement différent. La différence est aussi grande qu'entre un horoscope et un bulletin météo. Le premier valide qui vous pensez être. Le second vous aide à décider ce que vous faites.
Je nomme cet instrument la Carte des conséquences. Il repose sur trois principes qui sont tous les trois l'opposé de ce que fait StemWijzer.
Principe un — le fait avant la morale
La Carte des conséquences ne pose pas de questions morales. Elle ne vous demande pas si vous pensez que les riches doivent payer davantage. Elle vous demande pour qui vous envisagez de voter, puis vous montre ce que le parti de votre choix a réellement fait ces trois dernières années sur vos sujets prioritaires. Avec la date. Avec la source. Avec la citation.
Pas de recommandation. Pas de jugement de valeur. Seulement la réalité. L'utilisateur décide lui-même si cette réalité lui convient.
Principe deux — la conséquence avant l'identité
La Carte des conséquences ne vous demande pas qui vous êtes. Elle vous demande ce que vous obtenez. Pour chaque parti pour lequel vous envisagez de voter, elle montre trois types de conséquences — pour votre patrimoine, pour votre retraite, pour votre sécurité, pour votre facture fiscale, pour vos enfants.
Pas abstraitement. Concrètement. « Un vote pour X en 2027 signifie pour vous, avec votre revenu et votre situation, ces trois changements dans les quatre prochaines années. » Pas d'idéologie. Une facture.
Principe trois — la transparence avant la magie algorithmique
La Carte des conséquences n'a pas d'algorithme caché. Elle ne fait pas de « matching ». Elle montre ce pour quoi les partis ont voté, avec l'explication de vote. Elle montre ce que les partis promettent, avec la référence de page. Elle montre quelles sont les conséquences, avec le calcul.
Chaque utilisateur peut vérifier lui-même chaque conclusion. Chaque source est indiquée. Chaque calcul peut être refait. Quand la Carte des conséquences dit « cela vous coûte 5 400 euros par an », il est indiqué en dessous comment ce montant est calculé, quelle loi en est la base, et quelle hypothèse a été utilisée pour votre situation. Pas de confiance en l'auteur. Confiance dans les faits.
À quoi cela ressemble réellement
Assez de théorie. Un exemple concret. Supposons — vous envisagez de voter pour GroenLinks-PvdA aux prochaines élections législatives. Vous avez 58 ans, marié, propriétaire, vous avez 280 000 euros d'épargne et 145 000 euros dans votre pension complémentaire. Vous avez une BV avec 120 000 euros de capital d'entreprise que vous souhaitez transmettre à votre fils dans sept ans.
Que vous montrerait la Carte des conséquences ?
EXEMPLE — CARTE DES CONSÉQUENCES POUR UN VOTE GROENLINKS-PVDA, THÈME PATRIMOINE
CE QUE GROENLINKS-PVDA A FAIT (2023–2026)
- Le 12 février 2026, GroenLinks-PvdA a voté à la Chambre des représentants pour la loi sur le rendement réel box 3, qui entre en vigueur en 2028. Source : Handelingen Tweede Kamer 2026-Z02134.
- Le 4 juin 2026, le chef de groupe Jesse Klaver a plaidé pour « une fiscalité équitable sur les hauts profits et les grandes fortunes ». Source : NOS, débat de la Chambre des représentants du 4 juin 2026.
- Dans le programme électoral 2023, chapitre 7, paragraphe 3 : taxe sur la fortune de 2 % par an sur les fortunes supérieures à 1 million d'euros net, valeur résiduelle du logement incluse.
CE QUE GROENLINKS-PVDA PROMET POUR 2027–2031
- Poursuite du régime box 3 à rendement réel, avec des taux renforcés au-dessus de 500 000 euros.
- Introduction d'un impôt progressif sur les plus-values (de 26,9 % à 33 % pour les bénéfices supérieurs à 250 000 euros).
- Limitation du régime de transmission d'entreprise (BOR) de 75 % à 50 % d'exonération.
CE QUE CELA SIGNIFIE POUR VOUS — 58 ANS, PROPRIÉTAIRE, BV
- Sur votre épargne (280 000 euros) : l'impôt annuel box 3 passe d'environ 1 700 euros à environ 4 200 euros par an.
- Sur votre logement (plus-value 420 000 euros au-dessus du prix d'achat) : sera pris en compte dans la box 3 selon la proposition GL-PvdA, charge annuelle estimée à 2 500 euros supplémentaires.
- Sur votre BV (120 000 euros de capital d'entreprise) : lors de la transmission à votre fils dans 7 ans — régime de transmission d'entreprise limité à 50 %. Impôt supplémentaire unique estimé à 18 000 euros.
- Sur votre pension complémentaire (145 000 euros) : pas d'impact direct, car la pension est hors box 3.
TOTAL POUR VOUS SUR QUATRE ANS (2027–2031)
Annuellement : environ 5 000 euros d'impôts supplémentaires sur votre patrimoine.
Ponctuel lors de la transmission d'entreprise : environ 18 000 euros supplémentaires.
Total sur quatre ans : environ 38 000 euros d'impôts supplémentaires en quatre ans.
Pas de polémique. Pas de condamnation morale. Pas de recommandation de voter ou non pour GroenLinks-PvdA. Seulement des faits, avec des sources, traduits dans votre situation.
Vous décidez vous-même. Peut-être trouvez-vous que 38 000 euros en quatre ans est une contribution équitable pour une société plus juste. Dans ce cas vous votez GroenLinks-PvdA la tête haute. Peut-être le trouvez-vous inacceptable. Dans ce cas vous votez autrement. Dans les deux cas, vous avez une chose que l'utilisateur de StemWijzer n'avait pas : vous savez ce pour quoi vous votez.
C'est la carte des conséquences. Ni plus ni moins.
Ce qu'il faut faire pour la construire
Ce n'est pas un outil qui se construit en une semaine. Il nécessite trois choses qui font toutes encore défaut.
Un — une équipe de rédaction qui traite les faits
Pour chaque parti, pour chaque thème, quelqu'un doit examiner les votes parlementaires, les programmes électoraux, les documents des partis et en extraire les faits. Avec source et date. C'est un travail journalistique d'une envergure qu'aucun bénévole ne peut porter. Il nécessite trois à quatre rédacteurs sérieux gérant chacun un dossier politique — fiscalité, énergie, retraites, sécurité — et le mettant à jour au fil des années.
Deux — une infrastructure de calcul qui traduit les conséquences
La Carte des conséquences montre des conséquences pour différents types de Néerlandais. Pour un retraité de 70 ans avec l'AOW et 40 000 euros d'épargne. Pour un DGA de 55 ans avec BV et logement. Pour un trentenaire locataire, revenu médian, deux enfants. Pour chaque modification envisagée, un modèle de calcul doit pouvoir montrer l'effet pour chaque type de lecteur.
Cela nécessite un fiscaliste travaillant avec la rédaction, et un développeur intégrant les modèles dans un outil navigateur afin que l'utilisateur puisse saisir sa propre situation. Pas compliqué, mais minutieux.
Trois — une coquille juridique offrant la protection
Quand la Carte des conséquences réussira — et elle réussira, car elle répond à un vide évident — les partis politiques l'attaqueront. Pas ouvertement, car elle repose sur des faits. Mais par des détours : plaintes auprès du Reclame Code Commissie, questions aux régulateurs, tentatives de lobbying pour faire modifier la législation.
Pour cela, une coquille juridique est nécessaire — un avocat spécialisé en droit des médias en retainer, un protocole bien documenté sur la façon dont chaque conclusion est étayée, et une structure de fondation qui répartit la responsabilité. Pas compliqué, mais nécessaire.
Une invitation à ceux qui voient cela
Het Open Vizier publie depuis 2024 en quatre langues. Un journal indépendant, porté par un seul auteur, avec un lectorat croissant qui cherche le contre-récit absent des médias établis.
La Carte des conséquences est l'étape suivante. Pas une suite au sextuple « Le Grand Pillage », mais sa réalisation pratique. Car ce qui a été décrit dans les six parties — une Europe qui chasse sa classe productive, avec l'assentiment de la majorité des électeurs — ne peut changer que si les électeurs commencent à voir ce que leur vote produit réellement.
À vous, entrepreneur, inventeur, détenteur de patrimoine, qui lisez ce texte et partagez le diagnostic : c'est un travail que je ne peux pas porter seul. Il nécessite de trois à cinq cent mille euros par an pour une équipe professionnelle de cinq personnes — trois rédacteurs, un fiscaliste, un développeur — pendant les trois ans nécessaires pour faire de la Carte des conséquences un outil qui pourra faire son travail en 2029 ou 2030 lors des élections législatives.
Pas un fonds de lobbying. Pas une contribution à un parti. Pas de publicité pour votre entreprise. Une publication indépendante, un outil qui montre à l'électeur néerlandais ce qu'il obtient pour son vote, et rien de plus.
Ce que vous obtenez en retour :
CE QUE REÇOIT L'ENTREPRENEUR CONTRIBUTEUR
- Une voix néerlandaise qui montre pour la première fois à l'électeur ordinaire ce que son vote fait réellement.
- Une reconnaissance publique en tant que fondateur de l'outil, si souhaité.
- Aucune influence sur la rédaction. L'indépendance est la valeur.
- Un réseau de co-fondateurs partageant le même discernement.
- La satisfaction de construire quelque chose qui protégera peut-être vos enfants.
CE QUE NE REÇOIT PAS L'ENTREPRENEUR CONTRIBUTEUR
- Pas de publicité, pas de traitement préférentiel, pas d'influence rédactionnelle.
- Pas d'avantage fiscal — ce n'est pas un don déductible, c'est un investissement dans l'espace public.
- Pas de garantie de réussite de l'outil. C'est une tentative, pas une certitude.
Qui est intéressé écrit une lettre — pas un formulaire, une vraie lettre — à l'adresse de correspondance sur openvizier.org. Dites qui vous êtes, ce que fait votre entreprise, pourquoi cela vous touche. Je réponds à chacun qui écrit. Nous nous rencontrons ensuite à Malte, Milan, Zurich ou où que ce soit qui convient, et de ces rencontres se construit le réseau qui rend ce projet possible.
Tous les entrepreneurs ne sont pas les bienvenus. Mais tous ceux qui partagent le diagnostic et acceptent la mission de construction.
Conclusion
StemWijzer n'est pas un complot. Il n'y a pas de rédacteur malveillant qui trame chaque soir chez ProDemos des plans pour tromper l'électeur néerlandais. Il y a une fondation bien intentionnée qui fait son travail dans le cadre qu'elle a hérité, et qui se laisse inconsciemment utiliser pour maintenir ce cadre en place.
Ce que j'ai décrit dans ce manifeste n'est pas une attaque contre ProDemos. C'est une attaque contre l'illusion qu'un seul instrument, fait par un seul club, avec trente affirmations prédéterminées, peut couvrir le besoin complet de quatre millions d'électeurs néerlandais. Il ne le peut pas. Il n'a jamais pu le faire.
Ce qui doit venir est quelque chose de plus honnête. Pas une recommandation, mais une notice d'information. Pas un algorithme de matching, mais une carte des conséquences. Pas « vous correspondez à X », mais « si vous votez X, vous obtenez ceci ».
Quatre millions de Néerlandais méritent cela. Pas comme un luxe. Comme leur droit démocratique.
Nous allons le construire. Cela commence aujourd'hui.
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— Jacobus van Merksteijn
Malte, juin 2026
Paraîtra prochainement sur stemgevolgen.nl, gevolgenkaart.nl et politiekebijsluiter.nl

Jacobus van Merksteijn
Rédacteur en chef de Het Open Vizier. Entrepreneur, développeur d'innovations industrielles et de gouvernance (Carbon-Alert Ltd, TerraClean Ltd, GuardSkin Ltd). Écrit sur les questions systémiques économiques, écologiques et politiques à partir d'une expérience directe des machineries de décision de Bruxelles et de La Haye.